Historique

1996

Païdos est fondée par Nicolas Liengme, pédopsychiatre, et François Guisan, environnementaliste. Après deux années d’activités entièrement bénévoles, basées sur l’échange Suisse-Brésil (échanges de lettres, peintures, dessins, vidéos entre enfants genevois et enfants des rues du Brésil), l’association recentre son travail autour des enfants et adolescents en situation difficile à Genève. Elle crée ses premiers espaces d’expression.

Les travaux réalisés par les enfants et adolescents au sein de ces espaces permettent d’organiser neuf expositions. Elles ont deux objectifs. D’une part, elles permettent à leurs créateurs de se sentir reconnus, de faire le point sur leurs parcours et de retisser du lien social. D’autre part, en circulant dans les écoles genevoises, elles sensibilisent le public aux problématiques de la discrimination et du racisme. Elles ont ainsi une action préventive.

 

1997

Grâce aux locaux mis gratuitement à disposition par Emmaüs pendant quatre ans, Païdos peut mettre en place des espaces à visée psychoéducative pour tous les enfants, genevois ou venant des familles de requérants d’asile.

 

1999

L’Equipe Mobile Païdos (EMP), constituée de bénévoles, démarre un travail d’observation des adolescents. Au travers de la récolte de témoignages et de l’analyse des données et rapports existants, elle sensibilise le réseau médico-psycho-social et presse aux problématiques des adolescents et, en particulier, aux phénomènes d’exclusion. Faute de moyens, l’activité de l’EMP est suspendue en 2005.

 

2000

La rencontre avec Sylvia Serafin, fondatrice de l’Atelier des Bricolos, donne lieu à un nouveau programme qui permet aux enfants migrants et genevois de se rejoindre à travers de nombreuses activités. L’Atelier des Bricolos devient un lieu de création et d’intégration, qui favorise les interactions entre enfants de différents milieux socioculturels.

 

2001

Grâce au soutien de donateurs privés et de l’Etat de Genève, le Centre Psychopédagogique pour adolescents (CPPA) ouvre ses portes dans les locaux mis gratuitement à disposition par la Ville de Genève. Ce centre d’accueil de jour est destiné aux adolescents de 13 à 18 ans en rupture sociale, familiale et de formation et qui ont des difficultés psychologiques. Son objectif est de redonner aux adolescents le sentiment d’exister et d’avoir leur place dans la société.

Le CPPA propose un suivi individualisé et un outil original, « l’autoportrait avec accompagnement psychopédagogique« . Développé par Nicolas Liengme et son équipe, il a été reconnu pour son efficacité ce qui a valu à Païdos le titre de « lauréat » d’Ashoka, 7ème ONG la plus influente au monde (données 2024). Ce travail d’accompagnement étant reconnu d’utilité publique, Païdos bénéficie d’un soutien de plus en plus important de l’Etat de Genève, des fondations et des entreprises solidaires.

 

2002

Une collaboration est instaurée entre l’Atelier des Bricolos, la Télévision Suisse Romande et les écoles publiques. Elle durera quatre années durant lesquelles une quarantaine d’émissions sont tournées à l’Atelier des Bricolos et diffusées à l’antenne. De nombreux enfants des foyers requérants d’asile participent aux tournages.

 

2003

Le Café Ados Païdos (Cap) ouvre ses portes. C’est un lieu d’accueil, d’information et de prévention destiné aux adolescents, favorisant l’écoute et le partage.

Le Cap ferme en 2008 car il ne répond plus à ses objectifs initiaux : un groupe restreint de jeunes s’en est approprié l’usage, empêchant l’ouverture à d’autres.

 

2007

Grâce au soutien d’un donateur privé, l’équipe de l’Atelier des Bricolos est complétée par un psychopédagogue.  Sa mission est de suivre les enfants et les familles précarisés et de travailler en étroite collaboration avec les assistants sociaux et le réseau. Cette arrivée apporte une nouvelle dynamique au travail d’accueil et d’intégration de l’atelier.

L’Atelier des Bricolos est sélectionné «meilleur projet de l’année » au niveau européen, dans le cadre du programme, « Vivre, apprendre et s’épanouir » créé par une entreprise solidaire.

 

2009

En réponse à l’augmentation rapide des phénomènes d’exclusion et de rupture scolaire, le CPPA ouvre un nouveau programme intitulé « La classe, retrouver le goût d’apprendre ». Grâce au soutien de la Ville de Genève qui met à disposition des locaux supplémentaires ainsi qu’aux fonds apportés par une fondation privée, le projet peut être mené à bien.

 

2010

Pour satisfaire la demande du réseau, des parents et des adolescents, le CPPA étend sa plage d’accueil qui passe de 5 à 9 demi-journées par semaine.

 

2011

Une convention est signée avec le Département de l’Instruction Publique (DIP). Elle permet d’encadrer des adolescents du CPPA en horaire continu du matin au soir avec déjeuners encadrés par une activité pédagogique en cuisine.

 

2012

La direction est réorganisée afin de valoriser les compétences des responsables des programmes de l’association. Le conseil de direction, composé de cinq membres et deux suppléants tient sa première séance en juin.

 

2013

Grâce aux fonds apportés par La Loterie Romande et des donateurs privés, le CPPA se dote d’une cuisine moderne et d’une salle à manger.

 

2015

Le Sas, nouvel espace d’accueil et d’accompagnement psychopédagogique d’urgence pour les adolescents requérants d’asile est ouvert.

 

2016

La Fondation genevoise pour l’Animation Culturelle (FASe) s’associe au Sas pour développer ce programme également soutenu par des fondations privées. En plus de l’accueil des primo-arrivants, le Sas propose des prises en charge d’adolescents requérants d’asile déscolarisés et en difficulté psychique.

 

2017

En fin d’année, tous les RMNA (requérants d’asile mineurs non accompagnés) pour lesquels le Sas a été créé ont intégré l’école. 

Plus de 200 adolescents ont été accueillis, accompagnés et pris en charge psychologiquement, le temps que l’Etat de Genève s’organise pour prendre le relais. C’est donc avec une très grande satisfaction que Païdos et ses partenaires mettent un terme à ce projet élaboré dans l’urgence.

 

2018

Constatant une augmentation alarmante du nombre de mineurs non accompagnés (environ une centaine sont en errance dans le bassin genevois fin 2017), nous ouvrons le CAP, en partenariat avec le Service social international suisse et la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle. Le but de cette structure est de les protéger des aléas de la rue (délinquance, consommation et trafic de drogue, prostitution), de les accompagner et de les soutenir. 

 

2019

Une convention est signée avec le Service de protection des mineurs qui nous adresse la plupart des mineurs non accompagnés accueillis au CAP.

Le Service de cohésion sociale de la Ville de Genève accepte le projet d’ouverture de l’HUMA  (Hébergement d’Urgence pour Mineurs Accompagnés de leur.s parent.s sans abri) et offre un soutien financier pérenne. Fin 2019, 45 places d’hébergement sont ouvertes à Vernier.

 

2020

Le CPPA (Centre psychopédagogique pour adolescents) augmente sa capacité et crée deux groupes d’accueil, les 12-15 ans et les 15-18 ans. 

 

2022

L’adoption de la loi sur l’aide aux personnes sans abri (LAPSA) par le Grand conseil genevois en septembre 2021 permet à l’HUMA d’augmenter sa capacité d’hébergement qui passe de 14 familles (45 personnes) à 24 familles (76 personnes).

Le programme CAP est arrêté à la suite d’une baisse importante de la fréquentation des MNA. Entre 2018 et 2022, il a permis d’accueillir 318 MNA qui ont été accompagnés et pris en charge sur les plans éducatif, pédagogique et psychologique.

 

2024 

L’HUMA organise une conférence sur les violences sexuelles subies par les femmes migrantes et leurs impacts familiaux, notamment sur la relation mère-enfant. 

2025 

Les bâtiments de l’HUMA sont voués à la destruction. L’HUMA déménage dans des appartements à Vernier proche des Tattes.

Un projet de construction modulaire sur une parcelle de l’État de Genève est à l’étude. 

Les Bains des Pâquis accueillent l’exposition photo « Et toi, tu mettrais quoi dans ta valise ? », basée sur les témoignages de seize familles hébergées par l’HUMA. Une conférence associée explore les dimensions intimes et affectives de la migration en famille.